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Psiko Pattes

Accueil du chiot partie 2

Bonjour à tous.

J’espère que vous avez passé un bon été, vous et vos 4 pattes.

En février, je vous annonçais la suite de mon article sur l’accueil d’un chiot dans le prochain numéro. Malheureusement, j’ai manqué de temps. Des formations à organiser, à donner, à suivre…. mon ancienne vie qui m’a rattrapée m’apportant quelques petits orphelins à élever… tout cela prend du temps. Excusez mon retard.

Nous étions restés sur l’apprentissage de son nom, prémices de l’apprentissage du rappel.

Aujourd’hui nous allons continuer avec les apprentissages indispensables à mettre en place à l’arrivée d’un chiot – ou d’un chien adulte fraîchement adoptés, tant il est vrai que ce qui est valable pour les chiots l’est pour n’importe quel chien – comment un chien apprend et comment on peut empoisonner un signal appris.

Tout d’abord, il faut comprendre que nos amis, même s’ils ont un mode de communication très évolué, n’ont pas de dictionnaire leur donnant la définition des mots dans la tête.

De ce fait, demander un “assis” à un chien sans lui avoir préalablement appris ce que signifiait ce signal est non seulement inutile, mais contreproductif. Parce que souvent cela fini par nous qui nous énervons et un chien qui ne comprend absolument pas ni pourquoi ni ce qu’il devrait faire pour faire cesser cela, puis souvent, malheureusement,  par une mise en position assise de force. Alors que c’est nous et nous seul qui sommes à l’origine du “problème”.

Mais l’absence de ce dictionnaire à un petit avantage, on peut utiliser n’importe quel mot comme signal. J’ai bien connu un chien qui vous sautait au cou pour vous faire des léchouilles quand on lui disait “attaque”. Il valait mieux éviter de lui dire “embrasse” en revanche.

Mais alors si le chien ne comprend pas la signification des mots, comment en apprend-il le sens ?

Par association et un peu d’aide de notre part.

Il est donc inutile, même en début de période d’apprentissage, de lui demander de faire quelque chose si nous n’avons pas mis en place cette association. Nous allons prendre le rappel en exemple.

Vous vous souvenez, nous avons mis en place l’apprentissage de son nom, par étape. Et je vous disais que ces étapes SILENCIEUSES étaient le début du rappel. Nous étions rendus au moment où le chien, à la simple et unique évocation de son nom, venait vous rejoindre dans une autre pièce. A partir de ce moment-là, sitôt que vous avez 4 réussites de suite sur 5 essais, vous allez commencer à prononcer le mot que vous aurez choisi comme signal de rappel. Exemple :

“Idaho?” (oui, mes chiens me servent de cobayes même dans mes articles)

Idaho me rejoint et sitôt qu’elle est vers moi, je dis “ouiiiiii” (pour marquer le bon comportement, dire à mon chien que c’est ce que j’attendais de lui) et tout de suite après je dis “RETOUR” et hop le bonbon lui tombe dans le bec.

Je réitère le même mode opératoire plusieurs fois de suite dans la journée et les jours suivants, dans des pièces différentes, voire dans le jardin si à la maison le principe est bien en place. Ce faisant, j’apprends à mon chien à faire l’association entre mon signal et son action. Quand j’ai 80% de réussite mon signal de rappel – qui n’était pas encore une demande, juste un mot donné en même temps que le chien faisait l’action – va être donner AVANT l’action, donc en demande .

“Idaho? Retour?” (Oui oui, il y a bien des points d’interrogations après mes signaux. Cela me permet de demander à mon chien de bien vouloir faire quelque chose, et non pas de l’exiger comme si j’étais en colère, je vous rappelle que d’une part il est en apprentissage, d’autre part, il n’a rien fait de mal, je n’ai donc aucune raison de lui donner l’impression que je suis fâchée)

Mais revenons-en à nos moutons…

“Idaho? Retour?”

SITÔT qu’elle est à ma hauteur, “ouiiiiiii” et bonbon.

ATTENTION ! A ce stade, je ne demande pas à mon chien de venir s’asseoir à mes pieds, il ne sait pas encore le faire. Et ce sont deux actions bien définies, donc à apprendre séparément et avec des signaux spécifiques. Ici, je lui demande juste de venir à portée de main. Quand mon rappel est acquis à la maison, je commence à le travailler en mettant un peu de distraction dans l’environnement, donc je le fais dans le jardin, puis dans une rue calme, ou au parc en y étant seul, etc etc. Afin qu’il généralise. Si cela ne fonctionne pas, je reviens en arrière, à la dernière étape qui fonctionnait, et baisse mon critère de distraction, recommençant les différentes étapes doucement.

Mais temps que mon rappel n’est pas acquis partout, je garde mon chien en laisse ou longe.

Combien de temps cela me prend-il pour mettre en place un rappel indéfectible ou presque ?

2 mois !

Deux tout petits mois qui me permettent en parallèle de créer notre relation, notre lien, sa confiance en moi. Je n’ai jamais besoin de me fâcher avec mes chiens pour les amener à avoir le comportement que j’attends d’eux, ni pour n’importe quel apprentissage, prenant le temps nécessaire à mon chien pour qu’il acquiert une nouvelle compétence. Répondre correctement à un signal est une compétence.

On peut aussi profitez de ce que le chien soit en train de faire quelque chose que nous voulons fixer pour marquer, renforcer, puis en mettant un mot dessus juste avant et renforcer, puis en demandant au chien de le faire. Exemple: mon chien va se coucher à sa place de lui-même, j’en profites pour faire une association entre sa place et le mot que j’ai décidé de mettre sur cette action.

Voilà, voilà comment on apprend au chien à faire une association entre une demande et le comportement que vous attendez de lui. Le bonbon, à ce stade doit tomber SYSTEMATIQUEMENT à chaque réussite. Quand l’action est acquise à 100%, ce qui va très vite avec cette méthode, on enlève le bonbon une fois sur deux, puis sur trois, puis sur quatre, puis il n’en a plus que de manière aléatoire, c’est-à-dire de temps en temps. Mais attention, on garde le bonbon pour tous les autres apprentissages non encore acquis à 100%.

Les acquisitions indispensables ?

– Le rappel – Le stop – Le “tu attends”

Les 3 apprentissages vous permettant de gérer quasiment n’importe quelle situation.

Un autre indispensable est la marche en laisse. Le plus simple étant de renforcer chaque pas à vos côtés au début, puis tous les deux pas, puis tous les trois……Penser à tenir votre laisse de la main opposée au chien de manière à avoir la main côté chien disponible pour récompenser, mais aussi pour que cette récompense soit bien donnée à côté de vous, le long de votre jambe, et pas à moitié devant vous par exemple. Vous allez lui marcher dessus s’il doit se positionner en travers de vos jambes… et en le récompensant à cet emplacement là, VOUS allez lui apprendre à marcher dans cette position. En 5 minutes, dès le premier entraînement de marche en laisse, mon timing de renforcement passe à tous les 3-4 pas, si j’ai bien travaillé. Puis j’augmente la distance avant récompense petit à petit. Très rapidement, je n’en ai plus besoin et elle devient aléatoire.

La socialisation, apprentissage le plus important de tous, ne faisant pas partie de l’éducation de base, se travaille TOUTE la vie du chien, et je vous en ai longuement parler lors de mon premier message.

Ne commettez pas les erreurs suivantes :

Si vous voulez garder un excellent rappel avec votre chien, surtout ne le rappeler pas uniquement pour le remettre en laisse ou pour mettre fin à la balade. Faites plusieurs petits rappels en court de balade en le laissant repartir jouer. Vous pouvez le rappeler et le mettre en laisse quelques minutes, mais relâcher le ensuite.

Ne le gronder pas non plus (encore moins punir) s’il ne revient pas assez vite à votre goût. Revenir vers vous doit TOUJOURS être associé à quelque chose de positif. Si revenir = cri ou coup il ne reviendra plus. Il n’est pas maso.

Évitez de le rappeler 20 fois de suite sans succès. Un signal de rappel, éventuellement deux, et VOUS allez le chercher. Pour qu’il ne prenne pas l’habitude de ne pas revenir justement.

Pour la marche en laisse, ne vous cramponner pas à celle-ci. La laisse doit toujours être détendue. Je ne sais plus quelle colègue disait que la laisse devait exprimer un sourire entre vous et votre chien, mais c’est exactement ça. Au moment où vous tendez la laisse vous signifiez à votre chien que vous voulez éviter quelque chose. Rien de tel pour qu’il apprenne à tirer pour aller de voir quoi il s’agit justement.

Travaillez la protection de ressource également.

Pouvoir aller retirer sa gamelle à un chien, j’avoue ne pas être pour. Si je viens vous piquer votre assiette pendant que vous manger, comment aller vous le prendre ?

Cependant, pour des raisons de sécurité élémentaire, surtout si vous avez des enfants, le chien doit apprendre que personne n’en veut à sa pitance. Le moyen le plus simple pour mettre en place le fait de pouvoir passer à côté de lui quand il mange ou de lui reprendre sa gamelle (ne le faite que pour une vraie bonne raison dans la vie courante) est de restez près du chiot, de le caresser. Ainsi il sera à l’aise s’il y a du monde autour de lui pendant les repas. N’enlever JAMAIS sa gamelle, mais n’hésitez pas à rajouter des petits morceaux de jambon, poulet rôti, un truc extra bon, en court de repas, en rendant ça hyper sympa.

Comment je procède ? Mon chiot mange, je suis à ses côtés et tout à coup je dis “Zuuuuut, j’ai oublié de te donner ça… Regarde!” et la main tendu, ouverte sur ce trésor, j’approche de la gamelle et glisse ma main dedans pour déposer le dit trésor. Petit à petit, le chien associe le fait de mettre les mains dans son assiette avec de bonne intention et pas pour la lui retirer. Quand cette action est totalement acquise, je vais lui prendre ça gamelle et rajouter quelque chose dedans pour la lui rendre instantanément. Sur le même mode opératoire. “Zuuuuut…..” en lui montrant que j’ai quelque chose en plus pour lui. J’avance la main, prend doucement la gamelle, la lui enlève, ajoute, et la repose.

La protection de ressource peut également poser des problèmes entre les chiens si vous en avez plusieurs. Le meilleur moyen pour éviter trop de souci est de leur apprendre à partagez. Au moment des distributions de gamelles, mais aussi en improvisant des distribution de friandises, bonbon, jouet etc, CITEZ le nom du chien à qui vous donnez ce bonbon là, cette gamelle ci. Attention ! Ne truandez personne. Ils ont tous droit à une gamelle, un morceau de pain, un bonbon, et en même temps. Ils doivent juste attendre l’énoncer de leur nom, apprendre à patienter …..

😉

Et pour ce qui est de pouvoir retirer n’importe quoi de la gueule d’un chien, parce que cela peut être utile, travaillez en faisant des échanges. Pensez juste que ce que vous avez à offrir en échange doit être à la hauteur du leur. Si votre chien adore le pain sec, échangez la chaussette qu’il vous a volée contre un morceau de pain sec ne posera pas de problème (ne courrez pas après votre chiot, il penserait que vous jouez) Mais s’il est parti avec le Rosbeef…. votre morceau de pain sec ne sera pas à la hauteur. En tout cas pas au début de cet apprentissage 

Pensez aussi, pour établir un vrai lien de confiance avec votre chien, à jouer avec lui. Rien de tel que les jeux de tire à la corde pour cela. Et laissez le gagner un fois sur deux ou trois. Ainsi, il apprend que c’est un jeu, et non une compétition. Mais cela veut dire que vous devez gagner vous aussi de temps en temps. Faites attention avec ce jeu à deux choses malgré tout :

Ne tirez pas comme un sonneur de cloche, vous risquez de lui arracher ses petites dents de lait. Et attention avec les enfants. Ils ont le droit de jouer ensemble, mais toujours sous la surveillance active d’un humain, adulte, et si vous voyez que votre enfant apprend à voler, rappelez vous qu’il n’est pas un oiseau et faite cesser la partie. Nos jeunes chiens ne sont pas conscient de leur force, taille et gabarit, cela viendra, mais il doit aussi apprendre à gérer sa force.

Voilà, si vous mettez en place les conseils ci dessus, tranquillement, au rythme de votre chien, en lui laissant le droit de se tromper, de ne pas avoir compris du premier coup, tout se passera bien.

Rappelez-vous que punir un chien ne sert à rien. La preuve en est que le chien recommence la même erreur. La seule chose que vous obtenez en punissant est que le chien vous craint, vous, pas vos sanctions, et vous mettez à mal ce lien si précieux qui fait votre partenariat.

Faites-vous aidez. L’éducation d’un chien n’a rien de difficile, mais encore faut-il connaître certaines choses, comment les mettre en place, quand. C’est le travail d’un éducateur que de vous apprendre comment apprendre à votre chien. Si besoin est, je suis à votre disposition (yannick psiko sur Facebook) pour vous aider à trouver un BON éducateur, dans votre région, qui sera au fait des dernières avancées scientifiques sur le sujet.

Rappelez-vous surtout qu’éduquer un chien est avant tout affaire de :

Cohérence-Constance-Communication-Confiance.

Sans ces quatre conditions, réunies, tôt ou tard les choses tournent au vinaigre. Le chien ne vous écoute plus, ne vous répond plus…..

A chaque action spécifique un signal spécifique, TOUJOURS le même. SI vous dites une fois “viens ici”, une fois “au pied”, une fois “retour” à votre chien pour le rappel, il ne va pas comprendre se que vous attendez de lui. Donc faites une liste des signaux que vous voulez utiliser, un signal par action distinctive, et pour toute la famille les mêmes signaux. Vous pouvez choisir les mots que vous voulez puisque le chien n’a pas de dictionnaire dans la tête, mais faites court et pas trop semblable les uns avec les autres.

Bonne lecture et bon trimestre à tous.

Papouilles à vos compagnons de route.

A bientôt

Accueil du chiot partie 1



Bonjour à tous

Aujourd’hui nous allons parler de l’accueil du chiot.

Avez vous déjà imaginé le stress que cela pouvait engendrer chez un chiot de venir vivre chez vous ?

Imaginez, vous avez 2 ans et votre vie c’est papa, maman, frères et sœurs, une maison que vous connaissez par cœur, éventuellement des grands parents ou tantes et oncles très présent. Vos besoins vitaux sont pris en charge par papa maman, vous avez des copains de jeux et d’explorations au sein de votre fratrie, vous êtes entouré, apaisé, heureux. Autant de chose vital à votre équilibre et votre besoin de sécurité.

Un jour, des inconnus arrivent, vous tripotent, vous prennent dans leurs bras, et hop ils vous emmènent loin de ce qui représente votre monde. Après un trajet plus ou moins long dans une boite sur roulettes dans laquelle vous ne comprenez rien à ce qui vous arrive mais qui en plus vous donne la nausée et vous fait peut-être vomir, vous arrivez dans une nouvelle maison pleine d’odeurs et de bruits tous plus inquiétant les uns que les autres, avec des gens qui vous suivent partout des fois que vous fassiez des bêtises, des enfants surexcités qui vous prennent dans les bras et vous serrent fort, veulent jouer avec vous, crient et vous courent après alors que vous, votre stress est tel que votre taux de cortisol est monté en flèche et crève le plafond, et que vous n’aspirez qu’à une chose, retrouver VOTRE famille VOTRE environnement habituel pour retrouver votre équilibre homéostasique.

La nuit tombée, on vous mets dans une pièce, seul, voir dans une cage. Et vous qui n’avez jamais dormi sans votre fratrie, devez le faire et dans un environnement inconnu. Le cortisol se refait un pique aiguë et votre détresse est telle que vous commencez à pleurer parce que pleurer est ce qui fait venir maman à la rescousse. Mais là maman ne vient pas. Peut être que votre nouveau compagnon de vie viendra, peut-être, mais s’il ne vous gronde pas, il ne restera pas avec vous pour autant, et vous pleurerez de plus bel.

Rajoutez à cela qu’on vous demande de faire pipi ailleurs que là où vous avez vos habitudes, qu’on vous demande de suivre sans rechigner pour des balades entravées d’une corde, sans pouvoir explorer ce nouvel environnement.

Y a de quoi être traumatisé non ? Et si un enfant de 2 ans peut être traumatisé par une telle expérience un chiot aussi! D’autant plus qu’il arrive chez vous à une période hypersensible de son développement comportemental où toutes les expériences vécues marqueront le chiot à vie.

Mais alors que faire ?

Déjà commencez par préparer l’arrivée de votre nouveau compagnon de vie. Prenez vos vacances pour être présent les 3 à 4 premières semaines! Ce chiot va avoir besoin de toute votre attention pendant les premiers jours, puis d’un peu de temps pour que vous mettiez en place quelques petites choses pour son avenir comportemental. Et votre avenir commun.

Si vos amis ou votre famille veulent venir voir le bébé, pas de problème, mais dans le courant de la semaine qui suit son arrivée, pas les 3 premiers jours. Accordez vous et accordez à votre chiot au moins 3 jours d’acclimatation dans le calme. Les visites viendront à tour de rôle, n’organisez pas de grande réunion familiale …..Vos enfants sont heureux d’avoir enfin leur nouveau copain, mais votre chiot, là, tout de suite, à besoin de calme, de faire le tour des lieux à SA convenance, de faire connaissance avec SA nouvelle famille à SON rythme, en toute liberté. Surveillez le chiot d’un œil bienveillant (attention avec les escaliers, ne le laissez pas les monter et encore moins les descendre seul. Il veut aller voir ce qu’il y a là-haut? Accompagnez le, voir portez le dans les escaliers), et surveillez drastiquement vos enfants, empêchez les de le porter, de le serrer dans leurs bras, de lui courir après, de le harceler. Vos enfants vont devenir sa fratrie, vous sa maman putative, parce qu’il a encore besoin de l’un et de l’autre, mais pas si vous mettez la charrue avant les bœufs. Cette première journée est épuisante pour lui. Laisse-le la gérer à sa guise.

La première nuit va être décisive. Pensez que votre chiot ne connaît pas la solitude. Et qu’à cet âge, rien n’est pire que cela. Il a besoin de présence et d’être d’attachement autour de lui pour se sentir en sécurité. Ne le laissez pas seul les premières nuits, c’est criminel! Il a peur, il se sent abandonné, il a besoin de vous pour être rassuré. Les gens pensent que l’anxiété de séparation est un problème d’hyper attachement, mais au contraire c’est un problème de détachement précoce et mal mis en place. Nous en parlerons dans un prochain article, sachez juste que l’attachement est vital à la survie du chiot, et que le détachement ne commence à se mettre en place qu’à partir de 4 mois de vie, pour prendre fin vers 6-8 mois. Pas à 8 semaines !!!!! Une chienne ne repousse pas ses chiots, elle les empêche juste de téter. Une chienne – pour autant qu’on lui en laisse la possibilité – va prendre soins de ses chiots (les éduquer, les protéger) jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de la maturité sexuelle, qui correspond à l’âge de l’autonomie. Vous ne voulez pas que votre chiot ait accès à votre chambre ? Je peux le comprendre. Mais dans ce cas, allez dormir avec lui au salon, ou dans la pièce que vous lui attribuerez. Ne le laissez pas partir en détresse émotionnelle. Ce chiot a tout perdu. Il a besoin de se sentir en sécurité en toutes circonstances, et cette sécurité c’est VOUS à partir de maintenant. Pour qu’il le sache, il doit pouvoir établir un lien d’attachement avec vous. Vite, très vite. Le meilleur moyen pour que l’avenir se complique est de le laisser avoir peur, seul la nuit.

Au passage, non, rassurer un chien ne renforce pas sa peur. On ne peut renforcer qu’un comportement, la peur est une émotion, pas un comportement. C’est très simple à comprendre en fait. Si vous avez peur de l’eau et que je vous jette dans la piscine ou la rivière en vous disant «ça suffit ton cirque, traverse moi cette rivière!» combien de chance ai-je pour que vous n’ayez plus peur de l’eau ? Si au contraire je vous accompagne dans la rivière en vous tenant par la main, en vous parlant d’un ton rassurant, en prenant bien soin de rester là où vous avez pieds et que je vous apprends à nager vous donnant ainsi la chance de pouvoir apprivoiser cet élément et une chance de sauver votre vie si vous deviez tomber dans la rivière en étant seul, combien ai-je de chance de vous aider à surmonter votre peur de l’eau ? C’est physiologique! C’est de l’habituation. Et son exact contraire est ? La sensibilisation! Il en va de même avec vos chiens. Attention à ne pas sensibiliser en voulant habituer malgré tout.

Revenons-en à nos moutons.

Les premières nuits

Personnellement, mes chiens ont accès à la totalité de notre lieu de vie, et mes chiots dorment d’office dans ma chambre, leur lit à la tête du mien, ainsi je peux poser ma main sur eux en cas de besoin d’être rassurer; voir même sur mon lit s’ils en ont besoin, les premières nuits. Je ne sais pas ce que c’est que d’avoir des pipis sur le lit, pas non plus ce que sont les destructions nocturnes. Je ne me lève même pas la nuit pour les sortir. Au moment précis où j’éteins la lumière, mes chiots s’endorment avec moi et ils ne se réveillent qu’à mon réveil. Là généralement, il ne faut pas traîner par contre. Je saute dans mes baskets, attrape bébé sous le bras et fonce dehors où je ne le repose que dans la pelouse. Là aussi c’est physiologique; tant qu’il a les pattes hors sol, il bloque ses sphincters.

Tiens, un petit jeu en cour de route. Quel est la première chose que vous faites en vous levant le matin ? Réfléchissez …… moi je connais la réponse, on en reparle à la fin de l’article

J’entends déjà les éleveurs et certain d’entre vous dire «pas d’accord, chacun à sa place, un chien n’a rien à faire dans votre lit; il s’habituera à dormir seul; ce n’est pas comme ça qu’il apprendra la solitude; les règles de la maison doivent être mis en place immédiatement sinon c’est fichu” etc etc …… (j’évite volontairement la tirade du dominant dominé parce que je vais très très vite m’énerver).

Et moi je vous réponds CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS.

Jusqu’à quel âge vos enfants ont-ils nécessités une présence de tous les instants à leur côté ? Je vous rassure un chiot ça va beaucoup plus vite …. Et même si vos enfants ont eu besoin de dormir dans votre chambre les premiers jours/mois de leur vie, ils n’en ont pas moins commencé à prendre leur indépendance vers 3 ans, un chiot le fera aussi vers 4 mois. C’est le cycle de la vie.

Comment faire alors pour qu’il quitte la chambre ou accepte de dormir seul après ?

Le plus simplement du monde, progressivement !

Commencez par éloigner son lit du vôtre, en le mettant au pied du lit plutôt qu’à sa tête, puis près de la porte de la chambre, puis dans le couloir menant à votre chambre, porte ouverte, puis éloignez encore le lit, puis puis puis.

C’est aussi simple que cela. C’est un processus qui se déroule sur quelques jours, sitôt que votre chiot commence à s’éloigner de vous de son propre chef pendant les balades ou à la maison. Le processus est plus rapide si vous avez un autre chien à la maison.

Les premiers jours votre chiot risque de vous suivre partout. C’est normal! Laissez-le faire. Il a besoin de vous sentir à quelques mètres de lui pour se sentir en sécurité. Rappelez vous, il est dans un milieu inconnu. C’est de se sentir en sécurité parce que vous êtes juste à côté qui lui donne le courage de l’explorer ce nouveau milieu. Au bout de quelques jours, commencez à l’occuper pendant que vous faites à manger, la vaisselle, prenez votre douche, en lui donnant un super truc à ronger  (une palette de veau, un nerf de bœuf, un kong farci, un snufflemat. Mais ces «outils» ne doivent pas être à sa disposition le reste du temps pour garder leur impact positif et merveilleux ) à sa place, qui idéalement sera dans un lieu d’où il vous entend mais ne vous voit pas pour ce travail. Il apprend ainsi à être seul, sans réellement l’être.

En parallèle, profitez qu’il vous suivent pour lui fermer une porte sous le nez, sans dire un mot. Au début ouvrez la porte tout de suite, et félicitez le d’être resté tout seul. Si si, il est resté tout seul je vous promets et c’est un exploit pour vous. Puis reprenez vos occupations. Petit à petit laissez quelques secondes passer avant de rouvrir la porte. Pensez à toujours bien féliciter le fait qu’il n’ait pas pleurer /gratter etc. Attention, rouvrez la porte AVANT qu’il ne manifeste son inquiétude. Si votre timing est mal calculé et que bébé manifeste son inquiétude, rouvrez la porte et passer devant lui comme s’il n’existait pas, pas un mot, pas un regard, surtout pas de remontrances. Prenez juste en compte que votre timing doit être révisé à la baisse, mais rappelez vous, vous avez le temps, vous avez pris vos vacances pour faire ce job là justement!

Le but de ces 2 exercices ?

Que bébé chien se disent « c’est chouette de ne pas être avec eux, j’ai des trucs sympa à ronger/faire; ils sont fière de moi quand je reste seul» d’une part.

D’autre part, ces exercices vont doucement transférer le côté apaisant de votre présence, de vous au lieu de vie. Si la maison devient gage de sécurité en votre absence, pas de raison d’être anxieux en période de solitude !

Niveau éducation

On y va tranquillement. Un chien apprend de sa naissance à sa mort. Vous n’avez pas appris à lire en une journée ni dès votre naissance ou votre premier jour d’école. Eux n’apprendront pas les règles de vie de la maison en 24h, et pensez au temps d’acclimatation. Je ne vous ferais pas un cours éducation ici, les éducateurs sont légions pour vous aidez et je peux vous aidez à en trouver un dans vote région qui travaillera avec vous dans le respect des émotions de votre chiens. Je vous donnerais juste quelques clés pour la propreté et sur comment mettre en place tranquillement les prémices des futurs signaux d’éducation.

La propreté est affaire de timing.

Un chiot n’a pas la faculté encore de se retenir. Il est en mode réflexe. Il a besoin de faire pipi, il fait pipi, ou crotte. Mais il y a des moments clés déclenchant à coup sûr ce réflexe :

Après chaque dodo, après chaque partie de jeu, 10 minutes après les repas.

Si vous sortez vos chiots immédiatement après ces trois moments clé, l’apprentissage de la propreté ira plus vite.

Pour mettre toutes les chances de votre côté :

Ne grondez pas les accidents dans la maison. Cela ne lui apprend pas à ne pas faire dedans, cela lui apprend à ne pas le faire devant vous où en un lieu que vous pourriez trouver. Voir à les ingérer pour que vous ne tombiez pas dessus.

Lui écraser le nez dedans n’a aucun sens non plus. L’urine et les fèces sont pleins de phéromones qui sont autant de cv laissés pour informer les congénères de son passage. C’est pour cela que les chiens sentent voir goûtent les marques de passages des copains. Son cv votre chien le connaît, lui mettre le nez dedans ne signifie rien pour lui, pire encore il ne comprend pas le but.

En revanche, vous trouvez un accident, n’en faite pas cas, sortez votre chiot et félicitez les pipis/crottes fait dehors, à votre retour nettoyez à l’eau vinaigrée, et basta!

Le seul moment où vous pouvez réagir c’est si vous attrapez votre chiot en train de faire ses besoins à la maison. Pas de cris, pas d’énervement, pas de punition! Vous claquez dans vos mains pour le surprendre ce qui aura pour conséquence de lui faire bloquer ses sphincters, vous approchez tranquillement, prenez doucement le chiot dans vos bras et vous le sortez. Sitôt que votre chiot fini ses besoins dehors, vous récompensez et félicitez.

Savoir que les premiers jours votre chiot aura de la peine à trouver un endroit pour faire ses besoins dehors, c’est normal il n’y a aucun repère; sitôt son premier pipi en extérieur fait, emmenez le systématiquement à cet endroit là pour les besoins les premiers temps. Si vous vivez en ville, emmenez le dans un endroit où d’autres chiens font leur besoins. Les risques de contaminations pathologiques sont minuscules, pas d’inquiétude à avoir pour les vaccins, il faut juste faire en sorte que le chiot n’ingère pas les pipis cacas des copains.

Pensez aussi que le chiot doit faire la différence entre sorties pipis et sorties jeux/explorations. Pour cela, sorties hygiéniques en laisse, même dans le jardin. On ne joue pas tant que les besoins ne sont pas fait.

Si votre chiot ne fait pas ses besoins pendant les sorties mais se dépêche de les faire sur la moquette en rentrant, deux pistes de réflexion à avoir:

Votre chiot est anxieux et n’ose pas faire dehors, ou votre chiot joue et oublie de faire ses besoins. Observez votre chiot, vous comprendrez où se pose votre problème, et pourrez y remédier. S’il a peur, emmenez le dans un endroit BEAUCOUP plus calme et sécurisant. S’il joue…. gardez le en laisse tant qu’il n’a pas fait ses besoins 😉

Et parlez en à votre éducateur, il pourra vous aider.

La première chose à apprendre à votre chiot/chien

Son NOM.                                                                                                       

Oui oui, son nom.

Non, pas tous les chiens savent comment ils s’appellent, et pas tous les chiens savent que ce mot là signifie qu’on s’adresse à eux. De plus, savoir que ce mot là s’adresse à eux leur permet de vous donner leur attention quand ils l’entendent, et ça c’est la base du rappel.

Comment faire :

A la maison, au calme, munissez vous d’un bol plein de bonbon pour chien (dés de jambons, de poulet, de fromage, de knacki). Postez vous devant votre chiot et lancez son nom juste avant de lui donner un bonbon. Vous ne lui demandez rien. Vous dites son nom et hop un bonbon. Ceci une dizaine de fois. Vite, très vite le chiot va se prendre au jeu et en entendant son nom va lever la tête (pour voir si le bonbon tombe, c’est le but). A partir de là, vous dites son nom et attendez qu’il y réagisse, c’est sa réaction qui fait tomber le bonbon. Quand votre chien réagit à l’émission de son nom 4x sur 5, augmentez la difficulté. Dites son nom , reculez de 3 pas, attendez que le chiot vienne chercher le bonbon. Quand vous avez 4 réussites sur 5 tentatives de suite, changer de pièce, appelez le chien et au moment où il vous rejoint, bonbon. Ne dites rien d’autre que son nom. Pas de vient, de ici, de retour, ou je ne sais quoi. De toute manière cela ne servirait à rien il ne connaît pas encore la signification de ce mot là. Oh! sans vous en rendre compte, vous venez de mettre en place trois choses : il a appris que Medor c’est lui, au passage vous mettez en place le début du rappel, et plus important encore, vous êtes en train de construire la chose la plus importante entre toutes entre vous……LE LIEN!

On fait l’impasse sur les commentaires types : «et si tu as plus de bonbon il t’obéït plus!» On y reviendra prochainement, promis.

Voilà, voilà comment on accueille un chiot (et tous nouveaux chiens fussent-ils adultes) chez moi. Prenez votre temps, laissez lui le temps, faites vous ensemble une vie basée sur une relation de confiance et de respect.               

Oups, j’allais oublier……. la première chose que vous faites en vous levant le matin ?????? Non avant la douche, avant le café, ………. Vous allez aux toilettes.

Et bien votre chien et particulièrement votre chiot AUSSI ! Pensez-y

A bientôt…….. 

 P.S. : Un petit test dont l’auteur est inconnu, très humoristique, mais tellement véridique sur le fond. Amusez vous bien !

“Avant de prendre un chiot, faites ce petit test pour voir si vous êtes prêts à adopter votre petite boule d’amour.

1. Acheter une laisse, attachez-la à un gros caillou et allez vous promener.

2. Levez-vous à 5h du matin, sortez sous la pluie et faites les 100 pas le long d’un chemin boueux en répétant : allez, dépêche-toi fait pipiiiiii, fait cacaaaaa. biiiiienn pipiiiii, biiiiienn cacaaaaa,

3. Remplissez vos poches de sac en plastique et ramassez toutes les crottes de chien que vous trouvez sur votre chemin.

4. Commencez à porter vos chaussures boueuses à l’intérieur pour marquer vos sols de traces de pas, spécialement les jours de pluie.

5. Ramassez des feuilles et dispersez-les sur vos sols

6. Ramenez des branches, cassez les en petits morceaux et dispersez-les dans votre maison. N’oubliez pas le lit.

7. Verser du jus de pomme sur le sol et sur les tapis, et marchez dessus à pied nu dans la nuit.

8. Verser de la mousse au chocolat sur vos tapis le matin, et essayez de tout nettoyer le soir.

9. Portez des chaussettes dans lesquelles vous avez fait des trous avec un blender.

10. Habillez-vous en vitesse et sortez en ratant systématiquement la fin du film.

11. Couvrez tous vos habits de poils.

12. Étalez tous vos habits fraichement lavés et repassés sur le sol.

13. Faites des petits trous dans tous vos meubles, spécialement les pieds de table et de chaises.

14. Quand vous faites la vaisselle, aspergez d’eau toute votre cuisine.

15. Dispersez des rouleaux de papier toilette déroulés dans toute la maison.

16. Oubliez les vacances ou voyages imprévus.

17. Rentrez toujours directement chez vous après le travail.

18. Allez vous promener par n’importe quel temps et inspectez toutes les feuilles, les petits papiers et les chewing-gums que vous trouverez.

19. Réveillez-vous à 3h du matin, placez un sac de 10kg sur vous et passez sur votre visage une éponge mouillée que vous avez préalablement laissée traîner dans un seau d’eau depuis une semaine.

20. Achetez une peluche avec des yeux particulièrement expressifs et placez là en face de vous chaque fois que vous allez aux toilettes.

21. Prenez une paire de ciseaux et coupez tous vos câbles de iphone/ipad/dvd-blu-ray/playstation et attendez plusieurs jours avant de les remplacer.

22. Achetez par carton des réserves de : lunettes de lecture, brosses à cheveux, télécommandes, soutien-gorge, slips et autres petites fournitures.

23. Déterrez vos plantes et étaler la terre dans tout le salon

24. Renversez systématiquement votre poubelle sur le sol de votre cuisine et étalez son contenu dans toute la maison. N’oubliez pas le lit.

Répétez le processus pendant 6 mois. Si vous tenez le coup, félicitations, vous êtes prêts à avoir un chiot.” 😉

Le développement comportemental du chiot, tout se joue avant 4 mois – Le syndrôme de privation

Aujourd’hui, nous allons parler cerveau, neurones, synapses et surtout développement comportemental.
Dans le cadre de mon métier je suis de plus en plus souvent confrontée à des chiens (toutes races confondues) présentant plus ou moins sévèrement une pathologie appelée SYNDROME DE PRIVATION SENSORIELLES

Qu’est-ce que c’est que ça ?
C’est une pathologie invalidante du développement comportemental, se résumant à une impossibilité pour l’animal à gérer les informations sensorielles perçues dans son environnement et de là à adapter son comportement en milieu inconnu ou face à des situations nouvelles. Le chien montre de la peur quand il est en présence de certaines stimulations. Souvent des stimulations très banales de la vie courante.
C’est une pathologie, oui, mais elle n’a rien à voir avec un problème physiologique à l’origine. Le chiot est en parfaite santé, ni sa génétique, ni sa lignée ne sont en cause. En revanche, les conditions d’élevage et de détention durant les 4 premiers mois de sa vie eux le sont directement.
Le syndrome de privation sensorielles est dû à un développement cérébral (qui se déroule durant les 4 premiers mois de vie pour les chiens et chats, en moyenne 10 ans pour l’humain) en environnement hypo-stimulant, ce qui engendre un seuil de tolérance au stress très/trop bas. C’est le syndrome du chien élevé à la campagne, et qui va vivre en ville.

Comment ça fonctionne ?
Tout être vivant possédant un cerveau dit évolué naît avec un cerveau totalement fonctionnel. Il possède tous ses neurones, connectés à autant de synapses. Mais toutes ces connections et spécialement celles liées au comportement ne sont pas encore activées. Elles le seront au fur et à mesure que l’environnement du chiot stimulera une connexion et ainsi l’activera.
Schématisons un peu pour simplifier les choses.
Imaginez une énorme encyclopédie, contenant un nombre de pages incalculables, mais de pages vierges.
Cette encyclopédie a pour rôle de recueillir toutes les informations environnementales sensorielles dont l’animal, ici le chiot, va avoir besoin pour gérer le stress émotionnel occasionné par les choses/situations inconnues.
Plus l’encyclopédie sera fournie, plus l’animal adulte sera équilibré parce qu’il pourra aller chercher dans son encyclopédie l’information, la référence, nécessaire à appréhender la situation. S’il y trouve l’information voulue, ou une information très ressemblante, il peut savoir comment réagir. S’il ne la trouve pas, l’émotionnel prend le dessus et dirige les choses, avec les comportements et conséquences qui en résultent.
Les choses se compliquent encore un peu quand on sait que TOUTES les stimulations activant ces connexions s’inscriront dans l’encyclopédie. Qu’elles soient positives, ou traumatisantes. Il faut donc faire en sorte que les expériences de la vie soient expressément positives. Surtout entre les 7èm et 12èm semaines de vie.
Comme si les choses n’étaient pas encore assez compliquées, ces fameuses connections sont munies d’un programme, génétique lui, d’auto-destruction. Le programme suicide. La vie ne peut se permettre d’entretenir quelque chose d’inutile. Alors aux environs de l’âge de 4 mois (chez les chiens et chats, 10 ans chez l’humain) toutes les connections qui n’ont pas encore été activées vont s’auto-détruire petit à petit, que l’encyclopédie contienne 12’000 pages ou 12. Ce processus ne se fait pas en 3 jours, mais il est irréversible. Une fois détruite, une connexion ne peut être reconstruite.

La sociabilisation (telle que éleveurs et propriétaires la comprennent, à savoir accepter tous les chiens et humains possible) que l’on accuse de tous les maux n’est qu’une partie de cette activation. Oui un chien qui ne côtoie pas de congénères de toutes races pourra avoir un souci de socialisation. Mais un chien qui a peur des pétards par exemple, ou peur de se déplacer en voiture, on dit rarement qu’il est mal sociabilisé. Et pourtant si. La sociabilisation n’est pas que connaître les vaches, les gens, les congénères. C’est aussi connaître des sons, la ville, tous les transport possible existants, etc.
Mais balancer un chiot de 2 mois sous un feu d’artifices n’est pas la solution, bien au contraire d’ailleurs, s’il n’en a pas entendu en milieu sécurisé AVANT.

Comment écrire cette encyclopédie ?
L’éleveur a une énorme responsabilité dans ce travail, parce que cette écriture doit commencer bien avant 8 semaines.
Dès la naissance, l’éleveur manipule les chiots. C’est bien. Pour autant que cela soit fait en douceur, que le chiot y prenne du plaisir.
Mais dès trois semaines, les chiots DOIVENT être mis en contact avec des sols, paniers, etc en matière diverses et variées. Ils doivent avoir une vie de famille (je sais, cette satanée loi exigeant une nurserie et des chenils extérieurs à la maison nous en empêche) afin d’entendre dès son plus jeune âge les bruits qui feront partie intégrante de son futur environnement (casseroles qui s’entrechoquent dans lévier, télévision, enfants qui jouent…..)
Ils doivent avoir un accès à l’extérieur, pour en apprendre les odeurs, les contacts différents, les bruits.
Si vous habitez en rase campagne, il existe des cd de bruitages spécialement conçus pour la stimulation sensorielle des chiots. Passez les leur tous les jours.
J’entends déjà le taulé que je vais engendrer mais…. EMMENEZ VOS CHIOTS EN VILLE !
Pas besoin de les laisser se balader sur les trottoirs, mais un vary kennel, un parking en centre ville, la portière ouverte….. que les chiots voient, entendent, respirent la ville. Pas besoin d’aller en plein centre de Paris, mais le gros village du coin, un jour de marché, avec vous assis à leurs côtés pour leur parler, les rassurer, voir leur donner leur repas en même temps. Découvrir ça à 8 semaines, qui est une période critique de sensibilisation de surcroît, dans leur nouvelle famille qu’ils doivent découvrir aussi, c’est un vrai traumatisme pour eux. Traumatisme qui peut laisser des traces indélébiles dont lui et ses futurs humains souffriront à vie.
Emmenez les se balader aux abords des écoles à l’heure de la récré, aux abords des gares, à une heure calme mais où ils peuvent entendre/voir les trains passer.
Construisez pour eux un parc aventure dans un enclos, avec des jeux pour bébés pleins de couleurs, formes, matières différentes. Fabriquez des boites à odeur.
Tout, absolument tout ce qui peut les stimuler et donc commencer à écrire une encyclopédie riche, variée, et hautement référencée est à mettre en place. Cela fait partie de votre job, je dirais même que c’est aussi important que le choix du mariage, l’alimentation, la génétique de la lignée.

Propriétaires, votre rôle est tout aussi important !
A l’arrivée de votre chiot, accordez lui 2-3 jours pour s’acclimater AU CALME dans son nouvel environnement puis continuez et complétez le travail des éleveurs. Sortez le en différents endroits, qu’il rencontre toutes sortent de gens, d’enfants, de grands et petits chiens, des gros poilus, des moyens au nez écrasés, des rikikis tout nus ; qu’il découvre plein de lieux différents. Si vous vivez en campagne emmenez le souvent en ville, si vous vivez en ville emmenez le souvent en campagne voir les vaches, les moutons, les chevaux. Continuez à écrire les pages de son encyclopédie. Plus elle sera volumineuse, plus la tolérance de votre chien au stress sera élevée. Faites juste attention à ce que se soit le plus positif pour votre chiot. Une mauvaise expérience ne sera pas dramatique. Sa répétition en revanche…..

Attention, sociabiliser un chiot ne veut pas dire l’encourager à aller dire bonjour à TOUS les chiens/gens qu’ils croisent. Pensez qu’en grandissant, les gens sont moins enclins à le trouver « trop mimi le bébé chien». Mais lui aura pris l’habitude d’aller dire bonjour, et ne comprendra pas pourquoi il ne peut plus. Sociabiliser signifie juste prendre l’habitude de croiser toute sorte de gens/races de chiens/ espèces différentes/ voitures, motos vélos, trotinettes, en mouvements/enfants qui jouent/bruits de la ville sans que cela ne soit plus émotionnant que ça pour lui.
Pensez aux gens en béquilles, en chaises roulantes etc dans sa sociabilisation…

Et sur le plan clinique ?
Le syndrome de privation se présente en trois stades de gravités.

Stade I, Les phobies
L’animal montre des réactions de peur face à des stimuli bien identifiés.
Nous y retrouvons les manifestations phobiques habituelles telles que
– tremblements, mictions, défécations
– fuites, inhibition
– agression par peur
En dehors de ces expositions aux stimuli, le chien a des comportements NORMAUX.
Les sorties peuvent être difficiles, le chien a peur (vélos, pousettes, etc). Il panique, sursaute.
Il peut être malpropre, conséquence des sorties difficiles mais aussi du fait que le chien est trop occupé à surveiller ce qui pourrait survenir dans son environnement pour penser/oser faire ses besoins. Il se peut aussi qu’il fasse pipi à la maison sous le coup de l’émotion trop forte.
Il peut aussi être agressif envers l’objet de sa peur (humain tel qu’enfant, personne a chapeau, chien…..)
Un exemple : Max a peur en voiture. Il est parfaitement à l’aise à la maison, mais sitôt qu’il doit monter en voiture son comportement change, émettant des signaux de peur/stress. (phobie simple). Ou alors Max à peur des gens en béquilles pouvant aller jusqu’à les agresser. (phobie simple)
Il se peut malheureusement que le chien passe d’une phobie simple à une phobie complexe.
Max émet des signaux de peur sitôt que son humain attrape les clefs de la voiture. Ou sitôt que son humain emprunte le chemin qui mène au lieu où il sait qu’il va rencontrer des gens en béquilles. Max anticipe la situation phobogène.

Stade II, L’anxiété
Les réactions sont analogues à la peur mais apparaissent en réponse à toutes variations du milieu, qu’elles soient interne (à la maison) ou externe (dehors). L’animal est toujours en alerte, sursaute pour un rien (hypervigilance)
Les stimuli ne sont pas toujours identifiables. L’état anxieux est permanent. On remarque :
– Etat d’inhibition, c’est-à-dire que le comportement exploratoire est diminué ou absent.
– Postures typiques telles que postures d’expectative, exploration statique.
– Incapacité à supporter les changements, tels que changer de parcours de balade, partir en vacances, aller en we chez des amis.
– Le chien présente souvent des plaies de léchage, signes d’une activité de substitution, activité ayant pour but de s’apaiser.
– Malpropreté (voir stade I)
– Destructions, vocalises liées à un hyperattachement secondaire (le chien ne s’apaise qu’en présence d’une personne ou d’un animal précis. Sans lui il panique)
– La prise de nourriture est souvent nocturne, quand le chien est « seul »

Stade III, La dépression
Ces cas sont rares mais ils existent.
Ce stade est caractérisé par un état dépressif. Le chien est totalement inhibé, rien ne le sort de son état. Il ne bouge pas, ne mange pas, ne boit pas, fait ses besoins sous lui. C’est typiquement le chiot prostré à son arrivée dans sa nouvelle maison (plus de quelques heures, le chiot timide à son arrivée est à prendre en considération mais pas d’affolement si cela ne dure pas plus de 24h).
C’est une urgence médicale, son pronostique vital est engagé. Sans soin, le chiot meurt en 3 jours.

A tous les stades, le socialisation est difficile, cela engendre d’autres affections comportementales consécutive au syndrôme de privation sensorielles, telle que l’agressivité congénère.

Les traitements existent, à tous les stades. Les stades II et III ne sont pas guérissable, mais on peut stabiliser les choses. En fonction de la gravité de l’atteinte, on envisagera une thérapie comportementale, mais on peut y associer une thérapie chimique qui en diminuant son stress aidera le chien/chiot à apprendre .
SEUL UN VETERINAIRE-COMPORTEMENTALISTE PEUT DIAGNOSTIQUER UN SYNDROME DE PRIVATION SENSORIELLE, SON STADE ET DETERMINER LA THERAPIE A METTRE EN PLACE. Plus le diagnostique est rapide plus les chances d’évolution positive sont grandes. Au moindre doute, consultez. N’écoutez donc pas aveuglement votre éleveur, éducateur, ami qui vous dit d’être plus ferme, de ne pas rassurer, de forcer le chien/chiot à se confronter à sa peur, que c’est un problème d’éducation, et j’en passe. ALLEZ CONSULTER!

Amitiés et transmettez mes papouilles à vos compagnons à 4 pattes.

La médication psychotrope chez le chien

Au fil des ans je vois et entends de plus en plus parler de chiens mis sous médication pour souci comportemental. Et forcément, j’entends aussi de plus de plus de gens vociférer contre cette pratique. Mais peu de gens savent réellement quels sont les enjeux de la mise sous médication d’un chien.
Qu’il y ait des abus et dérives, c’est certain. Que certains vétérinaires n’ayant pas suivis de formation spécifique en comportement aient la pratique un peu facile l’est tout autant. La mise sous psychotrope n’est effectivement pas LA solution dans certains cas pour lesquels il suffirait de mettre en place des mesures éducatives, voir des thérapies comportementales. Mais dans certains cas, la médication est une partie de la solution.

Quand et pourquoi un chien DOIT-IL être mis sous médicament psychotrope et à quoi servent-ils?

Quand ?
Votre chien pose un problème de comportement
Exemple: il aboie les visiteurs qui se présentent au portail?
C’EST UN COMPORTEMENT NORMAL!
Il vous prévient vous que quelqu’un ne faisant pas partie de votre groupe social est arrivé, et le prévient lui qu’ici c’est chez vous (la famille et le chien) et que sans autorisation il n’a pas à y pénétrer. Ce comportement vous pose un problème à vous, mais c’est un comportement normal de la part d’un chien. Un peu de TRAVAIL D’EDUCATION, pour lequel il ne faut pas hésiter à vous faire aider par un éducateur canin, et le tour sera joué. Il suffira de lui apprendre à faire autre chose, comme venir vous chercher par exemple. Pensez malgré tout que, qui dit comportement dit mouvement, donc pour remplacer un comportement qui vous dérange, il doit y avoir mouvement dans celui que vous voulez lui apprendre.

Votre chien présente un trouble du comportement
Exemple: il a très peur en extérieur, au point de ne plus vouloir sortir de chez vous et la simple vue de sa laisse dans votre main est pour lui le signal d’alarme qui déclenche son anxiété (qui se définit par oreilles et queue basse; chien pas à l’aise du tout en extérieur qui regarde partout, sursaute au moindre bruit, peut même tenter de fuire ou d’agresser ce qui lui fait peur, alors qu’à la maison tout va bien pour autant que personne d’extérieur à votre groupe social ne se présente) ?
CE N’EST PAS UN COMPORTEMENT NORMAL!
Une visite chez un éducateur-comportementaliste s’impose, qui vous guidera en fonction de l’état émotionnel de votre chien (parvient-il a sortir de son état sur stimulation ou non) soit sur une “simple” thérapie comportementale, soit sur une visite chez un VETERINAIRE-COMPORTEMENTALISTE qui définira le besoin ou pas d’un traitement médicamenteux d’appoint pour vous aider à travailler le chien. Il pourra aussi vous guider sur un éducateur comportementaliste capable de vous aider dans ce travail.

Votre chien présente une pathologie comportementale
Exemple: votre chien passe sa vie à chasser des mouches. Il ne fait que cela de son temps, n’a que peu d’interaction autre avec son environnement, voir plus du tout; vous ne parvenez à le sortir de cette action que difficilement et il y retourne à peine vous avez le dos tourné ?
CE N’EST PAS UN COMPORTEMENT NORMAL !
Mais il peut être dû à différentes causes et seul un VETERINAIRE-COMPORTEMENTALISTE sera à même de vous dire si c’est neurologique ou comportemental, et lui seul aura le traitement OBLIGATOIRE à ce cas. Sitôt que le chien passe plus de 2h par jour à faire la même chsoe, que ce comportement n’est pas induit par vous, qu’il ne permet plus au chien d’avoir une vie normale, etc etc…. pensez maladie et agissez!
Je ne parlepaps ici du chien qui joue avec vous à la balle deux heures par jour. Mais du chien qui, autres exemples, ne fait rien d’autre que les cent pas devant son portail, du chien qui ne dort jamais plus de 2h d’affilée, du chien qui est en permanence en mouvement ne dormant que quand il tombe d’épuisement, du chien qui vers l’âge de la puberté se met à agresser les inconnus, puis les connus ne faisant pas partie de son cercle privé, etc etc. Ici, la médication s’impose d’office. Parce que nous ne sommes plus dans le problème émotionnelle, mais dans le problème génétique ou physiologique.

Pourquoi un médicament?
Parce que les troubles du comportement ET les pathologies comportementales sont une véritable souffrance pour le chien et parfois pour vous aussi. Le médicament sert à soulager cette souffrance, parfois il suffit de quelques mois en accompagnement d’une thérapie comportementale, parfois à vie. Cela dépend du trouble/pathologie. Le médicament n’a qu’un seul but, faire ce que le chien ne parvient plus à faire de lui-même, s’adapter, retrouver son homéostasie, revenir à la normale. Le médicament va permettre au chien de retrouver suffisament de cognition pour pouvoir apprendre par une therapie comportementale à gérer ses émotions et à avoir un comportement plus adéquat .

Comment il fonctionne ?
En fonction des molécules choisies il aura différent fonctionnement parce qu’il n’agira pas sur les mêmes fonctions cérébrales. Certain ont pour but d’augmenter le seuil émotionnel du chien. Ceci afin de mettre le cerveau en mode apprentissage et le sortir du mode survie, tels les médicaments agissant sur les peurs. D’autres feront baisser au contraire le seuil de réactivité/activité du chien tels ceux utilisés pour les chiens agressifs. D’autres encore feront augmenter le taux de réactivité du chien tels ceux pour les états de choc, les dépressions profondes, etc. Tous n’ont qu’un seul but, mettre le cerveau du chien en état d’apprendre. Parce que le médicaments seul n’apprend rien au chien. Il n’est qu’un modérateur chimique. C’est tout le travail et toutes les choses misent en place en parallèle qui régleront les choses. Rien d’autre. Ne faites pas le travail nécessaire, enlevez le médicament et le chien retourne à son état d’AVANT la médication.
Certains médicaments peuvent être utilisé au coup par coup, d’autres doivent être donnés en continue sur des périodes données. Certains nécessiteront une désacoutumance et donc un sevrage. D’autre pas du tout. C’est votre veterinaire comportementaliste qui gérera tout cela. Lui seul est habilité (ou un véto) à mettre le chien sous traitement médical, fusse-t-il homéopatique. Un comportementaliste, un éducateur n’en a pas le droit. A moins d’avoir les diplômes recquis, mais aussi les autorisations du coprs médical.
Ce qu’il faut comprendre avant tout, c’est qu’un chien en crise “hyper” (peur, excitation, etc) ne peut plus apprendre. Son cerveau n’est alors que sur le mode action/survie. Merci le cerveau reptilien qui prend les commandes. Pour pouvoir atteindre le cortex, au départ, siège de l’apprentissage, puis le cerveau limbique ensuite, siège des émotions, il faut soit mettre en sourdine le cerveau reptilien, siège de la survie et donc grand général des armées, soit le cerveau limbique, en fonction de ce qui motive le chien dans ces crises hyper. Et ça, malheureusement, on a pas encore trouvé le bouton. On en est réduit à la chimie.
Et non, si correctement dosés, si correctement choisis, les pswchotropes ne shootent pas le chien. Ils le régulent, simplement. Et nous permet de pouvoir, par le travail, changer les choses à l’intérieur même du cerveau du chien, de manière à pouvoir ensuite nous passer des médicaments. Mais attention, ne pas confondre par exemple, un chien trop actif pour qui il suffit d’aménager l’environnement, en lui donnant plus d’activité y, remplaçant l’activité z par la x, etc – ce qui exige l’investissement personnel du maitre – avec un chien hyperactif, incapable de se poser plus de 2 minutes, incapable de se concentrer plus de deux minutes (et donc d’apprendre), incapable de dormir 2h s’il n’est pas tombé d’épuisement. Malheureusement cela existe, et toute l’activité du monde donnée à ces chiens n’y suffit.

Pensez qu’un chien présentant un trouble ou en pathologie SOUFFRENT. La souffrance mentale EST UNE SOUFFRANCE pour le chien. Les comportements en résultant sont la manifestation de cette souffrance, mais aussi le moyen que le chien a trouvé pour se soulager. Un chien qui a très peur de l’extérieur, en essayant de se soustraire à la sortie tente avant tout de se soustraire à la souffrance que sa peur lui provoque. Comment voulez vous lui apprendre que l’extérieur peut être très chouette si lui est en mode “au secour” ??????
Etonnament, cela ne dérange personne de mettre un chien sous AINS quand il a physiquement mal à quelque part, mais quand le chien souffre mentalement c’est inconcevable. A tel point que nous pouions nous demander si l’inconcevabilité se place sur l’acceptation d’un traitement chimique ou sur la souffrance en elle même.
Alors non, les médicaments ne sont pas des caches misères, oui ils ont une utilité, mais effectivement il faut les employer à juste et bon escient. Ce doit être un acte réfléchi, et donc à mettre dans les mains d’un vrai bon vétérinaire comportementaliste. Le meilleur moyen de s’en assurer est de lui demander pourquoi un traitement médicamenteux, comment il va agir, quels en seront les bénéfices. S’il vous répond que cela VOUS facilitera la vie, même si c’est vrai en soi, cela ne suffit pas. Changez de véto!

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